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Prêcher sur l'avortement

à partir des Écritures

(Preaching On Abortion from Scripture)

« Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,

mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. »

(2 Tm 1.7)

 

Un bon nombre de membres du clergé catholique pensent qu’il est difficile de prêcher sur l’avortement parce que le sujet ne semble pas s’harmoniser avec les lectures d’une liturgie donnée.

Il y a au moins deux réponses à cette objection. Premièrement, le prédicateur n’est pas limité par les lectures. Deuxièmement, on trouve dans les Écritures de nombreux liens avec la question de l’avortement.

Un prédicateur n’est pas tenu de se limiter au commentaire des lectures scripturaires. La loi liturgique concernant l'homélie, au paragraphe 41 de la Présentation générale du Missel romain (PGMR, imprimée au début de chaque Sacramentaire), nous dit: « L'homélie fait partie de la liturgie et elle est fort recommandée car elle est nécessaire pour nourrir la vie chrétienne. Elle doit expliquer un aspect des lectures scripturaires, ou bien d'un autre texte de l'ordinaire ou du propre de la messe du jour, en tenant compte soit du mystère que l'on célèbre, soit des besoins particuliers des auditeurs. » Remarquons que le prédicateur a le choix. Il peut prêcher sur les lectures OU « un autre texte » de la liturgie. Ces « autres textes » comprennent les prières habituelles de la messe, comme la Profession de foi, les Prières eucharistiques et le Notre Père. Elles comprennent également les « prières présidentielles », qui changent tous les jours.

La Profession de foi présente trois points de départ importants pour parler de l’avortement : Nous croyons « en un seul Dieu (...) créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible » (...) Nous croyons « en un seul Seigneur, Jésus Christ (...) et par lui tout a été fait » (...) Nous croyons « en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ».

Le paragraphe 41 de la PGMR nous invite également à tenir compte des « besoins particuliers des auditeurs » dans la préparation de l’homélie. Les statistiques montrent que les catholiques ont grandement besoin de repentir en ce qui concerne l’avortement, et qu’ils doivent être mieux informés de l’horreur et de l’ampleur de ce mal. Entourée d’une philosophie perverse et continuellement bombardée de slogans pro-mort, il est bien certain que la communauté des fidèles a un urgent besoin d’entendre la vérité sur l’avortement.

Lorsque le prédicateur prêche plus directement sur les lectures, il devrait noter qu’il existe de multiples façons d’amener la question de l’avortement. La PGMR dit qu’il peut « expliquer un aspect des lectures scripturaires ». « Expliquer un aspect » signifie que les lectures peuvent être un point de départ plutôt qu’un carcan étroit. Ce que l’on prêche ne doit pas nécessairement être explicitement mentionné dans les lectures! N’importe quelle lecture peut suggérer un thème et le prédicateur n’est pas limité à l’Évangile du jour. Les autres lectures, y compris le psaume, suggèrent des thèmes importants. La question de l’avortement est directement évoquée dans des thèmes scripturaires aussi fondamentaux que : 1) Dieu maître de la vie et de la mort, 2) la justice, 3) la défense des faibles et des désarmés, 4) la création de l’homme et de la femme à l’image et à la ressemblance de Dieu, 5) l’alliance, 6) la condamnation du meurtre, 7) le péché, 8) l’amour du prochain, 9) la vérité, 10) le service, 11) le Christ qui est la Résurrection et la Vie, 12) la responsabilité et la solidarité, 13) la victoire de Dieu sur la mort; et bien d’autres encore.

La liturgie est en définitive une rencontre avec Dieu pour donner la vie. Il n’existe pas de meilleure occasion pour proclamer et défendre le don de la vie. Les lois liturgiques de l’Église laissent assurément la porte grande ouverte à cette proclamation et à cette défense!

 

Prêcher sur l’avortement

Vous avons ajouté ici un grand nombre de références scripturaires qui aideront le prêtre ou le diacre à montrer à l’assemblée que la parole de Dieu nous invite à promouvoir le caractère sacré de la vie humaine et à mettre un terme à l’avortement. L’enseignement de l’Écriture nous dit clairement que la destruction d’une vie innocente dans le sein maternel est contraire à la loi de Dieu, à la nature même de Dieu, et à la vie chrétienne. Ceci peut être mis en évidence en mettant l’accent sur différents thèmes abordés par les lectures suggérées.

  1. Dieu est maître de la vie humaine. Ce thème apparaît dans le récit de la création de même que dans n’importe quel passage déclarant que Dieu est le Seigneur de l’univers. Puisque Dieu nous a créés, notre vie et notre corps ne sont pas notre propriété absolue, et notre liberté de choix n’est pas non plus absolue. De plus, un parent n’est pas « propriétaire » de son enfant. Ajoutons que la création de l’homme et de la femme à l’image de Dieu fait de la personne humaine un être distinct de toute autre forme de vie.
  2. Dieu interdit explicitement le meurtre de l’innocent. Cette loi est exprimée non seulement dans les dix commandements mais par les nombreuses condamnations des sacrifices d’enfants dans l’Ancien Testament. Cette pratique ne violait pas seulement le cinquième commandement mais aussi le premier. Elle a finalement était cause de l’exil.
  3. La relation de Dieu avec l’enfant dans le sein de la mère. Différents passages montrent que Dieu forme l’enfant dans le sein maternel et établit une relation avec cet enfant pour le préparer à une mission dans le monde.
  4. La justice de Dieu. La « justice » dans les Écritures signifie une intervention en faveur des faibles et des désarmés. Dieu nous commande de « faire justice ». Sans cela, notre culte n’a pas de sens.
  5. Le Christ est la vie. Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, Dieu intervient pour donner la vie à son peuple. La victoire de la vie sur le péché et la mort est un thème qui revient sans cesse dans l’Écriture. Dieu n’a pas fait la mort et, à la fin, la mort sera engloutie à jamais.
  6. Nous sommes appelés à aimer. L’amour dans les Écritures n’est pas un simple sentiment. Nous l’apprenons par l’intervention salvatrice du Christ en notre faveur. Nous aimons à notre tour en intervenant pour aider nos frères et nos sœurs dans le besoin. Ainsi, c’est l’amour qui nourrit le mouvement pro-vie. L’amour nous commande d’agir pour sauver les bébés et venir en aide aux femmes pour qu’elles choisissent de donner la vie. L’amour exige également que nous aidions les femmes qui ont eu un avortement afin qu’elles trouvent le pardon, la guérison et la paix. Si l’action pro-vie n’est pas un mouvement d’amour, elle n’est rien du tout. Mais si c’est un mouvement d’amour, alors rien ne l’arrêtera, car « l’amour est plus fort que la mort » (Cantique des Cantiques 8.6).

 

Passages de l’Écriture en rapport avec le mouvement pro-vie

Gn 1.1-2; 26-28 Création de l’homme

Gn 2.7-8; 18; 21-24 Création de l’homme et de la femme

Gn 4.8-16 Le premier meurtre d’un innocent

Ex 20.1-17 Le Décalogue

Lv 19.15-18 Amour de la vie du prochain

Dt 30.15-20 Choisis la vie!

Jr 7.27-31 Répudiation des sacrifices d’enfants

Ez 23.36-39 Sacrifices d’enfants

Sg 1.12-15 Dieu n’a pas fait la mort

Sg 7.1-6 J’ai été sculpté dans le ventre d’une mère

2 R 24.1-4 L’exil a eu lieu à cause du sang innocent versé

Pr 6.16-19 Il y a six choses que hait le Seigneur

Jr 1.4-8 Avant de te façonner dans le sein de ta mère,

je te connaissais

Es 49.1-6 Le Seigneur m’a appelé dès le sein maternel

Es 49.14-17 La femme oublie-t-elle son nourrisson?

Es 1.10-17 Recherchez la justice!

Am 5.21-24 Que la justice jaillisse comme un torrent impérissable!

Ps 72 Il défendra les faibles contre la violence!

Ps 82 Libérez le faible et le pauvre!

Ps 139 Tu m’as fait dans le secret, tissé dans une terre profonde!

Pr 24.8-12 Sauve les condamnés à mort!

Mt 18.1.6; 10-14 Ne méprise pas les petits.

Mt 25.31-46 Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits...

Mc 10.13-16 Il bénit les enfants

Lc 1.39-45 L’enfant bondit dans le sein de sa mère

Lc 6.20-26 Les heureux et les malheureux

Lc 10.29-31 Le bon Samaritain est le prochain

de tous ceux qui sont dans le besoin

Lc 16.19-31 Le Lazare du 20e siècle : l’enfant à naître

Jn 1.1-5 Toutes choses, toute vie, viennent du Christ

Jn 10.7-15 Le Bon Pasteur est venu pour que nous ayons la vie

Jn 11.17-27 Le Christ est la vie

Jn 14.1-6 Le Christ est la vie

1 Co 15.51-58 Votre peine n’est pas vaine,

car la mort a été engloutie dans la victoire

Ep 6.10-20 Armez-vous de force pour ce combat!

Jc 1.22-27 La religion nous demande d’aider ceux qui sont sans défense

1 Jn 3.11-18 Aimer plutôt que tuer

Ap 4.8-11 Tu as créé toutes choses

Ap 21.1-5 La mort ne sera plus!

 

Suis-je le gardien de mon frère?

Certains l’appellent « la question dont on continuera toujours de parler ». Le débat sur l’avortement continue de faire rage dans la nation sans montrer aucun signe de ralentissement. D’aucuns ne veulent tout simplement plus en entendre parler, comme cette femme qui, en entrant à l’église, a pris un exemplaire du bulletin paroissial en disant tout bas, « J’aurai quelque chose à lire au cas où ils parleraient de l’avortement ». Il y aussi ceux qui, en réponse à l’avortement, disent qu’ils ne veulent pas même examiner la question de savoir quand la vie humaine commence. Il existe bien des manières de se protéger contre une information qui nous gêne.

C’est ce que fit Caïn, qui a commis le premier meurtre de l’histoire du monde. « Caïn parla à son frère Abel et, lorsqu’ils furent aux champs, Caïn attaqua son frère Abel et le tua » (Gn 4.8) – Le Seigneur demanda alors à Caïn où était son frère. Ce fut la question la plus embarrassante à laquelle Caïn eut jamais à répondre. Comment pouvait-il se tenir devant Dieu et expliquer le meurtre de son propre frère? Il aurait voulu ne jamais en entendre parler; c’était une vérité à laquelle il était trop difficile de faire face. Alors, dans un effort désespéré pour éluder la question, il a proclamé son ignorance. « Je ne sais pas », a-t-il répondu à Dieu. Puis Caïn s’en est pris à Dieu pour lui avoir posé cette question. « SUIS-JE LE GARDIEN DE MON FRÈRE? (Gn 4.9) – Il a tenté en disant cela de décliner toute responsabilité personnelle envers son frère. Où se trouvait Abel, sa sécurité, sa vie même, tout cela n’était pas la responsabilité de Caïn! Dieu, cependant, rappela immédiatement à Caïn qu’il était responsable de ses propres actes contre son frère : « Qu’as-tu fait! » reprit Dieu. Caïn aurait voulu ne plus en entendre parler, mais la question revenait toujours. Cette question était tout aussi proche de Caïn que Caïn lui même. C’est son propre geste qui avait pris la vie de son frère. Oui, il est le gardien de son frère par le fait même qu’il est son frère. Son frère a des droits qu’il doit « garder »; c’est-à-dire respecter et, si besoin est, défendre. Caïn a fait le contraire. Il a méprisé les droits de son frère. Il n’a eu aucun égard pour le droit à la vie de son frère. Il a cherché à cacher son geste en entraînant son frère aux champs, là où personne ne les verrait. Mais Dieu confirme que ce geste ne peut demeurer caché. « Écoute, dit Dieu, la voix du sang de ton frère crie du sol vers moi! » (Gn 4.10) – C’est une question dont on ne peut cesser de parler.

Nous sommes les gardiens de nos frères; ce n’est pas une question de choix. Cela découle de notre existence même de fils et de filles d’un seul Dieu dans une seule famille humaine. Nous avons des responsabilités les uns envers les autres, que cela nous plaise ou non. Nous avons des responsabilités spécialement envers les plus faibles et les plus désarmés de notre société, les enfants à naître que tous les jours on déchire dans le ventre de leur mère par avortement.

Nous ne pouvons pas prétendre ignorer où ils sont comme Caïn a tenté de le faire. Nous ne pouvons pas nous absoudre de toute responsabilité envers eux, comme Caïn a essayé de le faire. Nous ne pouvons pas faire que cette question disparaisse.

Une version moderne de la question posée par Caïn « SUIS-JE LE GARDIEN DE MON FRÈRE? » consiste à prétendre que nous devrions « nous mêler de ce qui nous regarde ». La vie ne serait-elle pas plus simple? Nous n’aurions pas à nous inquiéter des malades, des sans-abri, des malades du sida. On n’aurait pas à se préoccuper des régions du monde déchirées par les guerres, ou des injustices économiques, ou de l’exploitation des peuples. On s’occuperait uniquement de ses affaires. On n’aurait pas besoin d’entendre parler de l’avortement parce que la question de la justice envers les enfants à naître et de la justice envers les autres (excepté nous-mêmes) disparaîtrait tout simplement. On s’occuperait uniquement de ses propres affaires.

On dit que l’avortement est une affaire « privée ». On nous dit de ne pas intervenir. C’est une autre façon de tenter de nous dégager de toute responsabilité envers nos frères et sœurs. Le fait est que la décision de se faire avorter n’affecte pas simplement la liberté de la femme qui prend cette décision. C’est une décision de vie ou de mort pour l’enfant qui est dans son sein! La vie même de notre frère ou de notre sœur est en jeu dans la décision de l’avortement! Comment pourrait-il s’agir d’une affaire « privée »?

C’est notre Seigneur Jésus-Christ qui répond finalement à l’argument de Caïn, « SUIS-JE LE GARDIEN DE MON FRÈRE? » et à nos arguments qui voudraient qu’on se « mêle de ses affaires » ou que ce soit une affaire « privée ». C’est le Christ qui nous apprend en termes très clairs que nous sommes effectivement responsables les uns des autres et que nous ne pouvons pas échapper à la question de l’injustice envers notre prochain. Car le Christ nous dit, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15.12). Et comment nous a-t-il aimés? Saint Paul nous le dit, « Mais en ceci Dieu prouve son amour envers nous : Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs » (Rm 5.8) – En d’autres termes, l’initiative vient de Dieu. Il est venu et il est mort pour nous avant que nous le lui demandions et sans que nous le méritions. Il a agi par pur amour lorsqu’il a vu notre besoin. Il a pris sur lui notre sort. Il n’a pas hésité un instant : il n’a pas demandé à son père, « SUIS-JE LE GARDIEN DE MES FRÈRES? »

Nous devons aimer nos frères et nos sœurs qui ne sont pas encore nés comme le Christ nous a aimés. Nous ne les aimons pas parce qu’ils nous l’ont demandé ou parce qu’ils le méritent. Nous les aimons parce qu’ils sont nos frères et nos sœurs dans le besoin. L’avortement n’est pas un problème qu’on peut résoudre en faisant semblant qu’il n’existe pas ou en souhaitant qu’il disparaisse. Il est résolu par un amour actif. Nous SOMMES les gardiens de nos frères. Amen.

 

Ne jamais rejeter, ne jamais tuer

Nous les aimons... ces femmes qui ont eu un avortement. Nous les aimons. L’Église les aime, leur pardonne, les guérit, leur apporte la paix avec Dieu, avec leur enfant et avec elles-mêmes. L’Église promet à toute femme qui a eu un avortement qu’elle peut venir vers nous en se repentant de son péché et qu’elle sera accueillie et pardonnée.

Le fait demeure, cependant : chaque avortement tue un enfant. Chaque avortement met fin à une minuscule vie humaine sans défense. Chaque avortement empêche un cœur de battre. Nous ne nous rendons pas service en niant la vérité. En fait, c’est seulement lorsque nous reconnaissons l’énormité de notre péché que pouvons réellement apprécier l’immense miséricorde de Dieu!

En plus du fait que l’avortement est un péché mortel, il faudrait aussi comprendre que l’avortement entraîne également l’excommunication automatique de ceux qui y participent. Le but de l’excommunication n’est pas de rejeter, mais précisément d’AIDER les gens à comprendre le mal de l’avortement, afin qu’ils s’en éloignent. Nous ne respecterions pas le médecin qui nous cacherait la gravité de notre maladie; nous ne devrions pas plus respecter une Église qui ne nous dirait pas la gravité de notre péché. Mais encore une fois, rappelons-nous que la miséricorde de Dieu est prête à pardonner notre péché par le sacrement de Confession et à nous réconcilier avec l’Église en levant l’excommunication.

Bien des gens savent que l’avortement est un mal, mais ils ne savent pas exactement POURQUOI. Beaucoup y sont opposés pour des raisons superficielles, telles que, « Je n’aime pas ça », ou « Ce n’est pas bien ». Si nous ne comprenons pas POURQUOI c’est mal, nous allons commencer à permettre des exceptions en certains cas et nous ne défendrons pas fermement notre position.

L’avortement est un mal parce que c’est le meurtre d’un enfant innocent. Le meurtre d’un enfant innocent ne peut JAMAIS avoir de justification. De nos jours, notre existence est à ce point remplie d’exceptions à des règles que nous trouvons difficile de comprendre le mot « JAMAIS ». Mais pour comprendre l’enseignement sur l’avortement, nous devons comprendre et peser le mot « JAMAIS ». Tuer un bébé innocent dans le sein maternel n’est JAMAIS bien. Cela signifie que c’est mal, peu importent les circonstances. Passerions-nous notre existence à penser à des situations où on pourrait dire que c’est bien d’avorter, nous n’en trouverions jamais une seule.

La plupart des gens sont contre l’avortement, mais beaucoup seraient prêts à faire des exceptions, par exemple dans le cas d’un viol. Considérons un moment ce cas. Nous sommes tous d’accord sur le fait que le viol constitue une terrible injustice envers la femme et que celle-ci mérite toute notre attention et toute notre aide. Elle mérite que la société la protège de ce crime ainsi que l’aide de la société pour trouver la guérison si le viol devait arriver. Très peu de viols, cependant, aboutissent à une grossesse et très peu d’avortements sont pratiqués pour cause de viol. Les viols sont responsables de moins de un pour cent de tous les avortements commis dans ce pays.

Le fait est, cependant, que l’avortement est un mal même dans ces cas-là, parce que l’avortement tue un bébé. Si l’avortement est un mal parce qu’il tue un bébé, les CIRCONSTANCES dans lesquelles le bébé a été conçu ne changent pas le mal de l’avortement : le bébé est toujours tué – Et c’est pour cette raison qu’on ne peut jamais commettre un avortement. L’avortement ne change pas le fait que la femme a été VIOLÉE. Par contre, il DÉTRUIT son enfant. Ne demandez pas simplement, « Comment l’enfant est-il arrivé là? » Posez d’abord la question « Qu’est-ce qui est là? » Parce que si c’est un enfant, on ne peut pas le tuer. De plus, c’est un enfant innocent. Pourquoi l’enfant devrait-il mourir pour le crime du père? Le viol est une violence. L’avortement est également une violence. L’avortement est dans la même catégorie que le viol. Nous disons « non » à l’un comme à l’autre.

Les gens disent quelquefois, « Pourquoi l’enfant devrait-il vivre si c’est pour souffrir? » Cet argument est dangereux. Premièrement, il prétend connaître l’avenir. Deuxièmement, le même argument ne pourrait-il pas servir à justifier le meurtre de l’enfant après la naissance? Après tout, si c’est une question de souffrance à venir (pour l’enfant ou la mère) et que vous voulez éliminer cette souffrance en tuant l’enfant, pourquoi pensez-vous qu’il vaudrait mieux tuer l’enfant lorsqu’il est dans le sein maternel plutôt qu’après la naissance? C’est le même geste, qui tue la même personne! Une femme a un jour écrit en faveur de l’avortement parce qu’elle avait vu des enfants pauvres disputer leur nourriture aux mouettes sur le bord de la mer. Si elle est d’accord pour qu’on les tue dans le sein de leur mère, n’est-il pas étrange qu’elle ne propose pas de les éliminer là, sur la plage? C’est la même logique mortelle : éliminer la souffrance humaine en supprimant les humains.

Et c’est précisément parce que nous sommes des humains que l’avortement nous concerne tous. Ce n’est pas seulement l’affaire des femmes. C’est l’affaire de tous les êtres humains. N’acceptez jamais qu’on vous dise que vous ne pouvez pas parler contre l’avortement parce que vous êtes un homme. Vous ne pourrez jamais donner naissance à un enfant, mais vous savez que le meurtre est un mal! Vous êtes un être humain, et tout être humain a le droit de défendre les autres êtres humains lorsque leur vie est en danger! Tout le monde n’est pas une femme, mais nous avons tous été un jour un enfant à naître! Tout le monde ne sait pas ce que c’est d’être enceinte. Mais nous ne savons pas non plus ce que c’est d’être un enfant à naître coupé en morceaux par le couteau de l’avorteur.

Frères et sœurs, soyons vigoureusement contre l’avortement! Défendons la vie, non de temps en temps, mais toujours! Ne soyons pas contre l’avortement dans la plupart des cas, mais dans TOUS les cas! Soyons pro-vie à cent pour cent, pas seulement par notre action mais par nos paroles. AVOIR un avortement est mal, mais il est mal aussi de l’encourager ou de le suggérer, et même d’en parler de façon favorable. Accepteriez-vous jamais de dire un mot en faveur de la maltraitance des enfants? Nous ne devrions pas non plus parler favorablement du meurtre des enfants non encore nés.

Il peut sembler aux défenseurs de la vie que les forces qui sont derrière l’avortement sont puissantes. Oui, elles sont puissantes, mais elles sont dans l’erreur. La vérité va finalement prévaloir. Les défenseurs de la vie remporteront la victoire parce que le Christ est ressuscité et qu’Il est plus puissant que la mort, plus puissant que l’avortement! Allons de l’avant sans crainte et défendons et aimons à la fois les enfants et leurs mères, proclamant et encourageant la victoire de la vie! Amen

 

Pourquoi ceux-là et pas les autres?

Combien y a-t-il de gens dans votre assemblée aujourd’hui qui ont les yeux bleus? Que penseriez-vous d’une nouvelle loi qui dirait que tous ceux qui ont les yeux bleus peuvent être légalement mis à mort? Que diriez-vous ou que feriez-vous? Vous iriez certainement protester contre cette « loi » en disant qu’elle est injuste. Et ceux qui n’ont pas les yeux bleus? Est-ce qu’ils ne se réuniraient pas immédiatement pour replacer tout le monde sous la protection de la loi? Nous dirions sûrement que cette nouvelle loi va à l’encontre de la Constitution qui affirme protéger les droits de toutes les personnes. Mais supposons que même la Constitution ait été changée pour dire que c’est bien de tuer ceux qui ont les yeux bleus. Dirions-nous alors que c’est vraiment bien? Non, cette loi continuerait d’être injuste.

En d’autres termes, il y a la justice et il y a l’injustice. PEU IMPORTE ce que la loi ou même la Constitution peuvent dire! Toute loi doit se conformer à une Loi suprême écrite non sur le papier mais dans notre cœur, non par des législateurs mais par Dieu. Cette Loi suprême nous dit que toute personne humaine, peu importe son origine ou sa condition, a le droit de vivre. Nous n’avons jamais le droit de tuer une personne innocente. Cette vérité est la base même de notre civilisation. C’est la différence entre la civilisation et la jungle, entre la vie en société et le chaos. C’est ce qui nous assure que nous pouvons côtoyer notre prochain sans risquer d’en perdre la vie. Il ne s’agit pas ici de « notre » morale ou de « leur » morale, d’une « ancienne » morale ou d’une « nouvelle » morale, mais de la morale elle-même! Il est injuste de tuer un innocent, et aucune loi ni aucune Constitution ne pourra jamais faire que cela devienne juste.

Cette histoire imaginaire à propos des « yeux bleus » n’est pas aussi imaginaire que nous le pensons. Changez la caractéristique des « yeux bleus » pour celle de « juifs », et vous avez ce qui est arrivé dans l’Allemagne nazie. Sous le régime hitlérien, l’État a déclaré que ces êtres humains n’étaient pas des personnes et que, par conséquent, elles pouvaient être tuées. Les responsables de ces atrocités ont finalement été jugés par un tribunal international à Nuremberg et condamnés pour crimes contre l’humanité. Les lois doivent se conformer à une Loi plus haute.

Changeons à nouveau les « yeux bleus » pour « esclaves », et vous voyez la même erreur se produire en Amérique au siècle dernier. La Cour suprême des États-Unis a déclaré en 1857 que ces gens n’étaient pas pleinement des « personnes », et qu’on pouvait par conséquent les traiter comme des biens. Il a fallu la guerre de Sécession et un amendement à la Constitution pour corriger cette erreur.

Frères et sœurs, nous commettons aujourd’hui la même faute. Nous retombons dans l’erreur qui consiste à dire que certains êtres humains ne sont pas des personnes. Changez les mots « yeux bleus » pour « enfants à naître » et voyez ce que les lois de notre pays nous disent : les garçons et les filles dans le sein de leur mère ne sont pas considérés comme des personnes selon la loi et ils peuvent par conséquent être détruits par avortement. Le nombre de bébés victimes de cette erreur est bien plus élevé que sous Hitler. Au Canada seulement, plus de 100.000 bébés sont tués chaque année par avortement.

Une femme qui avait passé l’âge d’avoir des enfants disait récemment à un prêtre qui avait parlé de l’avortement, « Oh, nous n’avons pas à nous préoccuper de cela ». Elle considérait évidemment que la question de l’avortement n’intéresse que les femmes enceintes.

Ne croit-elle pas que le bébé aussi pourrait être intéressé à la question? Et les autres membres de la société? Allons-nous dire, « Ça ne me concerne pas » simplement parce que nous ne sommes ni un bébé à naître ni sa mère? C’est comme si un homme libre disait, « Les esclaves, ça ne me concerne pas », ou un Allemand qui dirait, « Les juifs, ça ne me concerne pas ». Si nous sommes des humains et des membres honnêtes d’une société civilisée, alors tout ce qui concerne la souffrance des autres NOUS concerne! Plus une victime est sans défense, plus grande est notre obligation envers elle. L’enfant qui n’est pas encore né est certainement la plus désarmée de toutes les victimes.

Nous devons prendre conscience que c’est toute la société humaine qu’on attaque lorsqu’une personne innocente est délibérément mise à mort. Lorsque l’enfant est victime de l’avortement, nous sommes tous victimes, parce que notre vie est protégée par le même principe qui devrait protéger la vie de l’enfant. Ce principe est que la vie est un don de Dieu. Elle est donnée par Dieu et elle ne peut être reprise que par Dieu. Si nous commençons à nous prendre la vie les uns aux autres, plus personne alors n’est en sécurité. Si la société tolère le meurtre d’un groupe d’êtres humains, qu’est-ce qui peut l’empêcher de passer à un autre groupe? Lorsque le meurtre fait son apparition, il ravage la maison entière. Si vous pouvez tuer un enfant non voulu innocent, pourquoi alors ne pourriez-vous pas tuer des grands-parents innocents non voulus, ou un voisin innocent non voulu?... Et qu’est-ce qui empêche votre voisin de vous tuer VOUS, innocent et non voulu?

Le droit à la vie appartient à tous, ou bien il n’est à personne. Aucun gouvernement n’a le droit de le limiter et de dire qu’il n’appartient qu’à certains d’entre nous. Nos droits ne nous viennent pas des gouvernements; ils nous viennent de Dieu. C’est le Créateur qui donne droit à la vie. Ce droit est inaliénable; cela signifie qu’il ne peut nous être enlevé. Les gouvernements sont là pour protéger les droits.

Les lois actuelles sur l’avortement sont par conséquent gravement injustes. TOUT être humain est une personne. On ne peut exclure ni les esclaves, ni les juifs, ni les enfants à naître. Les bébés détruits par avortement sont nos frères et nos sœurs et nous avons le devoir de prendre leur défense! L’avortement nous regarde parce que nous nous intéressons à ceux qui sont faibles et sans défense. L’avortement est notre affaire parce que nous nous intéressons à la mère et nous voulons lui offrir l’aide et le soutien dont elle a besoin pour porter son enfant et, après sa naissance, pour l’élever ou le placer en adoption. Affirmer que les femmes ont « besoin » de l’avortement revient à les insulter et à les abandonner. C’est également répéter une vieille erreur de l’histoire. C’est dire à d’innombrables enfants, « Vous ne comptez guère. Je n’ai pas de responsabilité envers vous ».

Aujourd’hui, renouvelons notre amour pour la vie. Renouvelons notre sens de la responsabilité pour tous les êtres humains et notre détermination à protéger leurs droits. Travaillons pour faire que les lois de notre nation obéissent à la Loi suprême de Dieu! C’est Dieu qui donne la Vie, et Il nous donnera la force de la protéger et de la défendre! Amen.

 

La même erreur

Le 6 mars 1857 fut un jour très sombre dans l’histoire américaine. Par 7 voix contre 2, la Cour suprême des États-Unis déclarait que les Noirs n’étaient pas des personnes légales. On devait les considérer comme des biens. Ils pouvaient être utilisés, vendus, battus et même tués. L’esclavage était confirmé. Heureusement, le plein droit au titre de personnes leur a été reconnu en 1868. L’esclavage était alors aboli et l’égalité de tous les peuples devant la loi était proclamée. Notons que ce n’est pas la loi qui a DONNÉ aux Noirs cette égalité. Ils l’ont toujours eue! Dieu les a créés égaux. La loi n’a fait que reconnaître des droits que les esclaves avaient reçus de Dieu; la loi humaine a été mise en accord avec la loi divine.

Il y eut un autre jour sombre au Canada, en 1967. Les enfants non encore nés dans les premiers neuf mois de leur existence n’ont maintenant plus de droits; c’est-à-dire pendant les mois durant lesquels ils sont dans le sein de leur mère. Par conséquent, durant ce temps – c’est-à-dire pendant TOUT le temps de la grossesse – les lois disent qu’une mère peut mettre fin à la vie de son enfant par avortement. Par cette décision, l’avortement est devenu légal partout au Canada. Toute une catégorie d’êtres humains ont à nouveau perdu la protection de la loi, tout comme au siècle précédent une autre catégorie d’êtres humains, les esclaves, avaient perdu cette protection.

Pourquoi continuons-nous à répéter les mêmes erreurs? Le fait est que les bébés dans le sein maternel ont tout autant le droit de vivre que le reste d’entre nous, et ils sont tout autant que nous des « personnes ». Chacun sait cela instinctivement, comme on peut le voir, par exemple, dans l’expression utilisée pour parler d’une femme enceinte : nous disons qu’elle « porte un enfant ». Nous lui offrons des cadeaux pour son « bébé ». Ce savoir populaire est confirmé par la biologie et la génétique modernes. Dès l’instant de la conception, un nouvel être est formé qui possède le nombre exact de chromosomes contenus dans chaque cellule de tout être humain : quarante-six. Toute l’information génétique de ce nouvel individu est encodée dans ces chromosomes. Il n’y a jamais eu une autre personne ayant exactement le même code avant cette personne-là, et il n’y en aura plus jamais une autre comme elle; cette personne est unique dès le premier instant de son existence.

Quand est-il décidé que vous serez un homme ou une femme? Quand la couleur de vos yeux ou de votre peau a-t-elle été choisie? Au moment de votre conception! Ceci n'est pas un dogme religieux, ce ne sont pas des citations de la Bible ou du Catéchisme de l'Église catholique. Ce sont des faits scientifiques que vous pouvez trouver dans n'importe quel livre de biologie partout dans le monde!

Pourtant, lorsque nous nous levons pour dire que les bébés devraient être protégés de l'avortement, on nous dit que c'est une affaire d'opinion et que nous ne devrions pas imposer notre religion aux autres! Depuis quand la biologie est-elle devenue une doctrine religieuse? Depuis quand est-ce une « question d'opinion » de dire qu’on ne peut pas tuer un bébé? Depuis quand est-ce que nous mettons les droits des autres aux enchères? Depuis quand le « meurtre » est-il devenu un choix respectable?

Supposez qu’aujourd’hui, à la fin de la messe, je vienne vous dire que je vais prendre l’argent de la quête et sortir ce soir pour aller m’amuser. (Notez bien que je n’en ai pas du tout l’intention, mais imaginez seulement la chose!) Qu’est-ce que vous diriez? Je suppose que vous ne seriez pas d’accord. Mais supposez que je vous dise que c’est MON OPINION, que je peux utiliser l’argent de la quête comme je l’entends et que vous devriez pas intervenir dans une question de CHOIX PERSONNEL! Est-ce que cela mettrait fin à la discussion? Est-ce que cela serait juste?

NON, ça ne serait pas juste, précisément parce que cet argent appartient à l’Église. En l’utilisant pour mes besoins personnels, je violerais les droits de l’Église. Ma « liberté de choix » personnelle dans ce cas est limitée par les droits des autres.

Pourquoi alors serait-il légal pour une femme de tuer son enfant? Affirmer que c’est son « choix personnel » ne fait pas que cet acte devienne juste, pas plus que mon « choix personnel » ne pouvait justifier une mauvaise utilisation de l’argent de la quête. Le bébé a des droits. Le bébé est un être humain. Ce n’est pas la Cour ni la mère qui donnent ces droits au bébé et ce n’est ni la Cour ni la mère qui peuvent les lui enlever. Le « choix » ne justifie par l’acte et ce n’est même pas de choix qu’il s’agit.

Ce qui est en cause, c’est qu’il est mal de tuer des bébés. En tant que chrétiens et simplement parce que nous sommes des êtres humains, nous avons l’obligation vous et moi de faire quelque chose, pour l’amour des bébés, ET POUR L’AMOUR DES MÈRES. Elles aussi sont victimes de l’avortement; elles souffrent elles aussi et nous devons les aimer. Les partisans de l’avortement nous disent que par respect pour les femmes, nous devons leur donner le « choix » de pouvoir tuer leurs bébés. Si nous les respectons vraiment, nous viendrons à leur aide si elles traversent une situation difficile et nous veillerons à ce qu’elles aient le nécessaire pour donner la vie à leur enfant. Si une femme enceinte se trouve en difficulté, aidons-la en éliminant les difficultés, pas en supprimant l'enfant. La question qu'elle doit alors se poser n'est PAS, « Est-ce que je vais avoir mon enfant? » Le fait est qu’elle est enceinte, elle A DÉJÀ UN ENFANT. Le véritable choix qui se présente ici est le suivant : « Est-ce que je vais donner naissance à mon enfant, ou est-ce que je vais le tuer? »

Choisir de tuer n’est manifestement pas une option. Notre pays a décidément pris une mauvaise route en rendant cette option légale. Il est temps pour les chrétiens d’aimer ces femmes et leurs bébés à un point tel que cette prétendue « option » de l’avortement devienne impensable. Amen.

 

LA VOIX DU CHRÉTIEN POUR LA VIE

Qu’est-ce que signifie être chrétien dans la vie quotidienne? Si quelqu’un vient vous donner une gifle en pleine figure, est-ce que c’est agir en chrétien? Vous répondrez sûrement que non. S’il est clair qu’on ne peut pas être un bon chrétien en giflant les autres, il y pourtant des gens qui disent qu’on peut détruire un bébé dans le ventre de sa mère par avortement et être encore toujours un bon chrétien. Quelque chose ne va vraiment pas dans cette façon de penser. Comment peut-on dire qu’il est bien de donner la mort, mais qu’il est mal de donner une gifle? Être chrétien, c’est être du côté de la vie. Cela signifie que nous sommes contre le meurtre de l’innocent à n’importe quel moment. Cela veut dire que nous respectons la vie humaine à tous les stades de son développement et dans toutes ses conditions.

Il y a de nombreuses attaques contre la vie humaine dans notre société. Dans une large mesure, cependant, les gens ont recours à la loi pour protéger leurs droits et recevoir une compensation pour les dommages subis. Mais il reste une classe entière de gens qu’on attaque quotidiennement et qui n’ont absolument AUCUNE possibilité d’avoir recours à la loi. En fait, la loi ne les reconnaît même pas comme des personnes. Nous voulons parler, naturellement, des garçons et des filles à naître qui sont dans le sein de leur mère. Personne ne parle en leur nom... c’est-à-dire personne, excepté nous. Sommes-nous suffisamment chrétiens pour reconnaître leurs besoins et parler en leur nom?

La bienheureuse Marguerite de Castello était une sainte femme qui est devenue la patronne des non-voulus. Elle est née bossue, aveugle et laide. Ses parents étaient des notables qui l’ont cachée parce qu’ils avaient honte qu’on sache qu’elle était leur fille. Ils l’ont enfermée dans un donjon vingt-quatre heures par jour pendant treize ans! Des gens étaient au courant de cette injustice, mais est-ce qu’ils ont parlé? NON, ils n’ont pas eu le courage d’affronter les parents de Marguerite. Si nous avions été là en connaissant le sort de Marguerite, est-ce que nous aurions parlé? Est-ce que ce serait agir chrétiennement que de parler?

Frères et sœurs, nous SOMMES là! Et ce n’est pas la vie d’une seule personne, mais la vie de millions de gens qui est en jeu. Nos frères et nos sœurs non encore nés sont détruits par avortement au rythme de 300 par jour dans ce pays. Où sont les cris de protestation? Qui va élever la voix en faveur de ces petits qui ne peuvent ni parler ni écrire ni voter ni protester ou ni même prier?

Que personne ne vienne vous dire que ces enfants ne sont pas humains. Ils sont humains dès le moment de leur conception. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait. N’importe quel manuel d’embryologie vous le dira. Être ou ne pas être humain n’est pas une question de préférence ou de croyance, mais de fait. Si on continue à détruire ces bébés et si nous continuons à nous taire, nous trahissons notre christianisme et notre humanité même! Nous trahissons également les mères de ces enfants parce que l’avortement blesse les mères physiquement, émotionnellement, psychologiquement, socialement et spirituellement! Défendre la vie c’est défendre la femme! Sauver l’enfant, c’est également sauver la mère!

Il ne faut donc pas avoir peur de prendre la défense de la vie! N’ayez pas peur de parler contre l’avortement! Ne pensez jamais que vous ne pouvez pas changer l’opinion de quelqu’un sur cette question. La vérité, c’est que vous le pouvez et quand il s’agit de l’avortement, changer l’opinion de quelqu’un peut vouloir dire que vous sauvez la vie d’une autre personne! Même si vous avez l’impression que cette personne ne changera pas d’idée, parlez quand même! De cette façon, VOUS au moins serez fidèle au respect de la vie!

Et ne cessez jamais de parler! On mesure souvent l’importance d’un sujet au nombre de fois qu’on en parle. C’est une question qui doit demeurer prioritaire à nos yeux comme aux yeux du public, qu’il s’agisse de conversations privées, de déclarations publiques, de lettres aux journaux ou d’autocollants sur le pare-chocs de votre voiture. D’une façon ou d’une autre, il faut en parler! Que personne n’aille vous dire que « vous parlez encore de cette histoire ancienne ». L’avortement aujourd’hui n’est pas la même chose que l’avortement hier, parce que les 300 bébés qui ont été tués aujourd’hui ne sont jamais morts avant! Chaque avortement est une NOUVELLE tragédie qui exige une nouvelle réponse, une voix nouvelle ou une nouvelle protestation!

C’est sur cette question que nous serons jugés par l’histoire. Quand les historiens porteront un regard sur les gens de notre époque pour constater l’incroyable perte de 30 millions de vies humaines par avortement, quel sera leur verdict? Que penseront-ils de nous? Diront-ils que nous étions des poltrons qui ont eu peur de parler ou pourront-ils dire que nous avons été de vrais chrétiens qui n’ont pas gardé le silence?

Certains nous disent, « Père, nous qui venons à l’église, nous n’avons pas besoin d’entendre ces choses autant que ces gens qui sont là AU DEHORS ». Très bien, alors, ALLEZ LEUR DIRE! Aimons les bébés, aimons les mères et aimons le Christ qui nous appelle tous à la VIE. Amen.

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