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Principes de l'action pro-vie
(Principles of Pro-Life Action)
Au bout de pratiquement 25 années « d'avortement sur demande », le
mouvement pro-vie au Canada commence à s'intensifier. La question de
l'avortement englobe une grande diversité d'activités, d'organisations et de
gens de tous âges et de tous les milieux. Les activités du mouvement consistent
principalement à offrir des solutions à l'avortement, intervenir directement
pour sauver des bébés, éduquer, faire du lobbying et apporter du soutien aux
femmes qui ont subi un avortement. Les statistiques montrent qu'une vie est
sauvée chaque fois que quelqu'un consacre 50 heures à n'importe quelle activité
pro-vie.
Le mouvement pro-vie deviendra encore plus efficace si chacun acquiert
une conscience claire des défis spécifiques que présente l'époque actuelle, et
adopte les solutions appropriées sans se contenter de celles qui lui sont plus
familières ou moins embarrassantes. Voici quelques considérations susceptibles
de faire progresser la cause :
- Il est urgent de se mettre activement à recruter pour le mouvement
pro-vie. Tout ce que nous faisons, y compris la prière, exige que des personnes
s'y engagent. Il faut qu'on sache que chacun peut trouver sa place dans l'action
pro-vie, quelles que soient ses capacités.
- Ceux que nous recrutons doivent être formés. Il existe des programmes de
formation pour militants pro-vie qui permettent de compenser le grand nombre
d'abandons parmi les militants. Cette formation donne la perspective nécessaire
pour travailler efficacement et éviter le découragement.
- Les défenseurs de la vie ont besoin d'un plan à long terme pour mettre fin
au meurtre des bébés. Il ne faudrait pas simplement se contenter de réagir, mais
plutôt faire connaître nos objectifs et les poursuivre résolument et
efficacement.
- Le mouvement a besoin d'un plus grand nombre de professionnels à plein temps
pouvant apporter leur expertise dans des domaines en rapport avec le problème de
l'avortement. Il faut soutenir ceux qui se sont engagés dans la cause pro-vie et
prier pour eux.
- Il est légitime de concentrer son action sur l'avortement tout comme les
Alcooliques Anonymes ont le droit de ne s'intéresser qu'aux alcooliques, ou la
Société canadienne du cancer aux cancéreux. S'il est vrai que tout ce qui menace
la vie humaine nous concerne, les groupes pro-vie ne devraient pas se sentir
coupables de ne pas s'attaquer à tous les maux qui affligent la terre entière.
En dispersant ainsi leur énergie, ils manqueraient de prudence et de sens
pratique et finiraient par ne pas faire grand chose dans aucun domaine. Nous
devons avoir pour seul objectif de mettre fin aux avortements et nous n'avons
pas à nous en excuser.
- Il est important de comprendre qu'un nombre croissant de ceux qui appuient
l'avortement admettent qu'il s'agit bien du meurtre d'un bébé, mais ils
ajoutent : « Oui, et alors ? Il reste que c'est toujours la femme qui devrait
avoir le choix. » Le problème est ici ce que nous appelons le « relativisme ».
Les gens croient qu'ils peuvent décider eux-mêmes du bien et du mal. Ils
pensent que la valeur d'une personne est fonction de la valeur qu'ils veulent
accorder à cette personne.
- L'avortement est un mal pour tout le monde et pas uniquement pour les
chrétiens. Les défenseurs de la vie doivent apprendre à présenter leur message
sous un angle à la fois religieux et séculier, en utilisant des arguments que
des personnes non religieuses peuvent admettre. Sinon, leurs adversaires
pourraient considérer la position pro-vie exclusivement comme une « croyance
religieuse » et estimer qu'ils n'y sont pas tenus en raison de la « liberté
religieuse ». Le fait est que l'avortement ne relève pas plus de la « liberté
religieuse » que le vol.
- Amener le public à une solide position pro-vie ne consiste pas uniquement à
faire en sorte que les gens deviennent « pro-vie », c'est-à-dire qu'ils se
disent opposés à l'avortement. Il faut les amener au point où ils acceptent de
persuader les autres de ne pas demander un avortement. En fait, la
plupart des Canadiens sont déjà opposés à l'avortement. Mais on continue de
pratiquer des avortements parce que la plupart des gens disent ne pas vouloir
« imposer leur moralité aux autres ». Ce n'est pas simplement une question de
moralité, mais de justice. La justice exige non seulement la rectitude de
la pensée, mais également la protection de la victime !
- L'avortement est un phénomène qui a lieu dans votre localité. Nous devons
naturellement continuer à envoyer des pétitions au gouvernement, mais ce n'est
pas dans les salons du Parlement qu'on pratique des avortements. Ils ont lieu
dans votre quartier. Nous devons veiller à ce que notre action à Ottawa ne nous
fasse pas oublier notre communauté locale. Les pro-vie doivent apporter une
réponse locale à l'avortement en cherchant à savoir où les meurtres sont commis
et par qui, en organisant chaque fois que cela est possible des protestations
devant les usines d'avortement et les hôpitaux, et en fournissant concrètement
de l'aide aux femmes de leur communauté qui sont dans le besoin.
- L'avortement repose sur un double mensonge :
a) le « fœtus » n'est pas un être humain au même titre que nous; et,
b) l'avortement rend service aux femmes.
Nous devons continuer à combattre le premier mensonge, mais nous devons aussi
apporter plus d'attention au second. L'avortement blesse les femmes physiquement
et psychologiquement, et des faits de plus en plus nombreux viennent en apporter
la preuve. Nous devons répandre cette vérité. Bien des femmes ont maintenant le
cœur endurci quand il s'agit de l'enfant, mais elles s'intéressent encore à leur
propre bien-être.
En montrant que le défenseur de la vie est en fait un défenseur de la femme,
nous faisons échec aux arguments des partisans de l'avortement qui se disent les
défenseurs des « droits des femmes ». Le véritable souci du bien-être de la
femme exige que l'on soit pro-vie.
Le message pro-vie ne consiste pas à dire : « Aimez l'enfant et ne vous
souciez pas de la femme. » Tout comme on ne saurait admettre le message
pro-avortement : « Aimez la femme en tuant l'enfant. » La seule position saine
et raisonnable est celle de l'authentique message pro-vie : « Pourquoi ne pas
aimer les deux? »
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