Priests for Life - Testimonies
TESTIMONIES
Mothers Whose Babies Were Killed by Abortion

Fathers Whose Babies Were Killed by Abortion

Former Abortion Providers

Women Who Chose Life

Mothers of Large Families

Adoption

Abortion Survivors

Children conceived through rape

Stories of pro-life commitment
OTHER SECTIONS
America Will Not Reject Abortion Until America
Sees Abortion


Prayer Campaign

Join our Facebook Cause
"Pray to End Abortion"


Take Action

Social Networking

Rachel's Vineyard,
A Ministry of Priests For Life


Silent No More Awareness Campaign, A Project
of Priests For Life

Clergy Resources
SIGN UP FOR EMAIL


 

Testimonies

Back
I Was Alone
Amelie
 
      Video

I had an abortion because my boyfriend didn't want to have this baby.  He said we were too young and that we had no money for that.  As it was my first pregnancy I was quite afraid.  He lent me his car and let me get the abortion alone.  I had tried to meet someone to help me before aborting but nobody helped me.  I was alone.  Normally we should meet a psychologist before but this never happened.

When I entered the room I asked for some time more to think about it and see if I was ready to do it or not but the woman (a doctor?) started shouting at me, asking me to take the pills and to hurry up.  She scared me!  I took the pills and went out.  Immediately I felt I had made a mistake.

As time went on after the abortion I felt and experienced that I had gone through my own murder.   Not only I had killed my baby but I had killed myself.

I found help and forgiveness through the Catholic Church.   I had a special week with the association "Mere de Miséricorde".


Testimony in French:

A l’époque j’étais partie à la Réunion. Je vivais chez mon père. J’avais laisssé mon petit ami en France pour faire un stage de journalisme. Je fus violé un soir par un garçon de là-bas. Quand je rentrai, j’annonçai à mon ami que non seulement j’avais été violée mais que j’étais peut-être tombée et que l’enfant, dans ce cas, serait métis.Mon ami fut très blessé de ce viol mais accepta l’idée que peut-être j’étais enceinte et que nous élèverions cet enfant. Accepter l’idée que je puisse être tombée enceinte et de surcroît d’un enfant métis ! J’avais vraiment le copain le plus génial de la planète. Son empathie et son soutien étaient formidables. Il disait que son amour pouvait gérer tout cela. Par contre de mon côté ; j’étais complètement paniquée à l’idée de faire un enfant avec une personne absente et que je ne désirais pas revoir. Quelles démarches fallait-il entreprendre, je n’en savais rien. Il me revint alors en mémoire que j’étais passée devant un panneau « Planning Familial » dans la rue Faidherbe à Lille. Je me dis alors que ce devait sûrement être le genre d’endroit où on nous renseigne pour toutes les questions ayant trait à la maternité : quelles sont les démarches à effectuer, comment accoucher sous X, quelles sont les cliniques, et toutes ces questions qu’une femme face à une première maternité est en droit de se poser. Je pris donc rendez-vous avec ce « planning ».


Je me retrouvai quelques jours plus tard devant deux femmes actives barricadées derrière des piles de dossiers entassés sur leur bureau respectif.


Quand je leur demandai des renseignements sur comment accoucher dun enfant quand le père n’est pas là elles furent surprises et me demandèrent si le rapport avait été consenti. Quand je leur dis que non elles me dirent « mais vous avez été violée ! Et vous ne pouvez pas garder le fruit d’un viol !


Là-dessus, sans me demander mon avis elle me remirent un dossier en disant « voilà il y a la pilule RU486. C’est très simple. Ce sont deux petites pilules et le tour est joué. Vous avez dans ce dossier toutes les adresses ».

Finalement mes règles reprirent leur cours quelques jours après ce rendez-vous tragique. Mais quelques mois plus tard alors que j’eus un rapport avec mon petit ami, il ne put se retenir comme il le faisait avant et mes doutes se confirmèrent quelques jours plus tard : j’étais enceinte. Le laborantin avait pris une mine tellement grave pour m’annoncer cette nouvelle que je pense qu’il avait senti que le papa ne serait pas très d’accord avec cette  annonce. Et effectivement, quand j’annonçai à Philippe ma grossesse il accueillit l’annonce avec la tête de quelqu’un à qui on vient d’annoncer un décès. Il resta un moment quoi après quoi il me répondit du tac au tac «  fais le partir ».


Je ne comprenais pas pourquoi il avait été prêt à accueillir un enfant qui n’aurait pas été de lui et pourquoi là il me refusait le fruit de notre amour.


Il disait que nous n’avions pas d’argent et que nous étions trop jeunes.


J’étais partagée. Au fond de moi j’avais un réel désir d’enfant mais en même temps cet ami avait tellement toujours été de bon conseil auprès de moi qu je ne me sentais pas de ne pas l’écouter. Dès lors je fus donc partagée entre ce que mon cœur désirait et ce que mon cœur extérieur, à savoir mon petit ami, réclamait.


Le pire c’est que depuis le planning on m’avait mis le venin de la mort dans la tête. Ce venin était entré dans ma raison et obscurcissait mes pensées. Philippe voulait que j’avorte moi pas. Il fallait donc que je trouve une personne qui se range de mon avis pour que je puisse tenir bon.


La première personne à qui je décidai d’en parler est ma sœur aînée. Elle n’avait pas connu mes années de galère et avait mari et jeune enfant nouveau-né. Je décidai de profiter du fait qu’elle m’invite pour me confier à elle. Par gêne, je ne parlai pas de moi à la première personne.


- Je connais une fille qui est enceinte et qui ne sait pas quoi faire.
- Elle est mariée ?
- Non
- Et bien moi j’ai mon amie qui a accouché il n’y a pas longtemps et elle a dit que si elle n’avait pas eu son mari à ses côtés elle n’aurait jamais su gérer son enfant.


Je pris cette réflexion pour argent comptant. Le  deuxième venin venait de m’être insufflé.
Le lendemain, je décidai d’aller boire un café avec ma mère. Cette fois-ci j’osai parler de moi-même. Je lui expliquai que j’étais tombée enceinte de Philippe et que je ne savais pas quoi faire. Elle me répondit « je ne sais pas quoi te dire ».


Face à mes doutes, pas une seule fois, je n’avais trouvé une phrase positive qui m’aide à  garder le bébé. Tout le monde semblait vouloir que mon bébé aille à l’abattoir. Alors je me résignai. J’appelai la clinique de la Fraternité. Quel horrible nom pensai-je pour ce qu’ils y pratiquaient. Mon bon prince, m’avait proposé de me prêter sa voiture.


J’arrivai au bâtiment du fond de ce complexe qui mélangeait briques  noircies et éléments en préfabriqués. Derrière son bureau et son visage de marbre, une infirmière se tenait là avec un chapeau blanc digne des infirmières anglaises du XXème siècle. Elle avait le teint pâle et les yeux cernés, C’est pourtant à elle que je m’adressai. Je me réfugiai derrière le mot IVG bien pratique car ce ne sont que des lettres. Comme si on interrompait quoi que ce soit d’ailleurs. Ce mot galvaudé est déjà menteur puisqu’il faudrait dire « Arrêt volontaire de grossesse ». Mais j’imagine que cela eut été moins vendeur…


L’infirmière me demanda à quel niveau du cycle j’en étais. D’après ses calculs il fallait agir vite car j’allais vite être hors délai…cette pression du temps est imparable pour pousser les filles à commettre dans l’urgence ce qu’elles n’auraient pas fait si on les avait laissées réfléchir… Bref elle regarda et me dit qu je devrai certainement recourir à une IVG par aspiration ce qui pour moi était inenvisageable, je revoyais toujours en mémoire ces femmes allongées chez qui on délogeait l’embryon avec des aiguilles à tricoter. Je trouvais cela barbare.


Par pilule c’était propre, net, il n’y avait pas de sang, c ‘était imparable pensai-je et puis avec cette mentalité « pilule ». Toute pilule est bonne à avaler pour les nouveaux Français que nous sommes.


- Nous allons vous donner de la Myfégine ici mais comme le week-end arrive vous ne pourrez prendre la deuxième série de comprimés. Il se peut donc que vous expulsiez chez vous. Je vais donc vous donner une fiole et vous récupèrerez le fœtus dans cette boîte.
Comme je n’avais pas vu de psy, ce qui était obligatoire, elles m’envoyèrent de l’autre côté de la route voir une psy que la clinique connaissait.


La dame me demanda si tout allait bien dans ma vie et me fit un « bon pour avorter ».
Je retournai dans le centre d’ « orthogénie ». un beau nom scientifique pour y cacher les horreurs de ce qui y est pratiqué. L’odeur me répulsa d’emblée.,La dame blanche aux yeux cernés me fit entrer dans son bureau après avoir récupéré mon « bon pour tuer ». Elle me fit entrer dans un bureau encombré et étroit. Elle me fit asseoir dans un fauteuil près de la fenêtre aux stores de bois déroulés. Elle avait posé sur la table à côté du fauteuil les deux comprimés et un verre d’eau. « Avalez-ça » me dit-elle avant de retourner à son bureau en bois jonché de papiers, dans un coin de la pièce. Elle s’affairait et écrivait. Moi, sentant les rayons filtrer à travers les stores, j’avais un œil sur les cachets et un œil sur ma conscience lui demandant de m’éclairer sur ce que je devais faire ou ne pas faire. Cela prit une minute. La dame sentant mon inactivité garda son crayon à la main, posé sur son papier et tourna ses cernes sur moi d’un œil sévère.

- Qu’attendez-vous ? Me lança t-elle
- Bah vous permettez, lui répondis-je, ce n’est pas une chose facile…
Elle me gifla de ses mots
- Si vous êtes ici c’est que vous avez déjà pris votre décision, alors dépêchez vous d’avaler ces pilules. Des filles comme vous il y en a plein le couloir qui attendent.
Grondée comme une enfant, je mis un cachet dans ma bouche, avalai une gorgée, pris un autre cachet et avalai une autre gorgée. La dame soupira et se leva. Je me levai aussi, groggy. Elle me fit la suivre jusqu’à l’entrée du service et là me donna un flacon vide.
- Comme vous êtes dans la période limite, nous vous avons pris un rendez-vous aujourd’hui mais normalement vous êtes censés prendre un seconde série de comprimés pour expulser ce qui se fait chez nous. Mais étant donné que nous arrivons au week-end, il se peut que vous expulsiez chez vous. Cela arrive. Si c’était le cas, nous vous demandons de bien vouloir recueillir les débris afin que nous puissions vérifier que vous avez bien expulsé l’œuf.


J’emportai le flacon, traversai la cour, passai sous les grilles de la Fraternité et arrivée au seuil m’arrêtai. Je sentis que je venais de faire une énorme bêtise. Sur la route il me vint à espérer que ces maudits cachets ne fissent pas leur effet.


Quand je rendis la voiture à mon ami, je lui tendis les clés en disant « voilà, c’est fait. Je pense que nous avons fait une grosse connerie ». « Je ne veux plus jamais en entendre parler » me dit-il.


Ce que m’avait annoncé l’infirmière se passa chez lui. Nous étions affalés sur son canapé à regarder un film à la télévision, quand je sentis quelque chose glisser dans mon vagin. J’avais gardé le flacon avec moi. Je courai aux toilettes et m’assis. J’eus à peine le temps de glisser le flacon sous moi que quelque chose y tomba. Ce n’était pas un œuf, ni des débris, c’était un petit début de corps avec deux points noirs pour les yeux. Quel crime avais-je commis. Je fermai le couvercle du cercueil transparent de mon premier enfant et le mis dans mon sac. Quand le lendemain je retournai au centre d’orthogénie, je remis le flacon à la même « infirmière ». Je lui annonçai penaude « je ne sais pas si c’est le fœtus ». Elle répliqua en riant « ce n’est pas un fœtus c’est un amas de cellules ». « je le mets à la poubelle ? » renchérit-elle. Ne sachant que faire de ce petit bout d’être mort, je répondis un petit « oui ». Ce fut tout. On m’envoya dans une autre salle pour me faire examiner par un médecin. Il étudia mon entre jambe et décréta que tout « était parfait ». Je me dis alors que si « tout était parfait là dedans » alors je pouvais enfanter. L’idée passa en silence et ressortit. Il fallait rentrer dans ma nouvelle vie qui s’avéra être une absence de vie. Une moitié de moi était partie avec cet être que sans le savoir j’aimais déjà.

 

Back

Priests for Life
PO Box 141172 • Staten Island, NY 10314
Tel. 888-735-3448, (718) 980-4400 • Fax 718-980-6515
mail@priestsforlife.org