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Testimonies

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J’ai ressenti une immense et profonde tristesse
Christine
 
     
Je n’ai pas vraiment « choisi » d’avorter… Quand mon test de grossesse s’est montré positif, j’étais plutôt heureuse mais mon ami m’a dit qu’il me quitterait si je gardais le bébé… Je me suis laissée faire, par peur. Peur de perdre mon amoureux, peur de me retrouver toute seule, peur de la réaction de mon père s’il apprenait que j’étais enceinte. J’ai donc avorté par peur. J’avais 19 ans.

Nous étions en 1975. La loi venait de passer en France. D’abord nous avons eu une réunion au planning familial. Il y avait d’autres couples. On ne nous a pas dit grand-chose. Je me sentais d’une autre planète, déconnectée.

Ensuite, l’avortement se passait dans un centre, à Montpellier. Mon ami est reparti et j’ai dû passer la nuit-là avant l’avortement le lendemain matin. J’étais dans une chambre avec d’autres filles comme moi. En pleine nuit j’ai eu une attaque de panique terrible. J’ai crié, hurlé. Le médecin est venu. Il a essayé de me rassurer en me disant que ce n’était qu’une toute petite cellule pas plus grosse qu’une tête d’épingle, que ce n’était rien. Les autres filles essayaient aussi de me rassurer. L’une d’elle était là pour son 4ème avortement ! J’avais envie me sauver en courant, mais j’étais « prisonnière ». Je ne pouvais rien faire.  Je garde de cette nuit-là un souvenir de panique et de cauchemar. Pour l’avortement j’ai été anesthésiée, rien vu, rien senti. Je me suis réveillée de l’anesthésie en énormes sanglots … Le reste est flou…

Immédiatement après l’IVG j’ai ressenti une immense et profonde tristesse. J’ai vite enfermé mes sanglots, et ma peine, mon cauchemar dans une boite que j’ai enfouie au plus profond de mon coeur.  
Mon ami et moi avons continué à vivre ensemble, comme si de rien n’était. Nous n’en parlions pas.Nous nous sommes mariés un an et demi plus tard. Au début, rien ne semblait avoir changé dans notre vie…

Les problèmes sont venus après les naissances de nos filles. J’avais de plus en plus de ressentiment envers mon mari. Je suis devenue hyper maniaque : ma maison devait être nickel, chaque chose à sa place exacte. (un TOC...) J’étais hyper mère-poule, hyper protective…J’ai commencé à avoir des attaques de panique la nuit, surtout quand mon mari était en voyage. Un jour en passant l’aspirateur dans la chambre d’une de mes filles, j’ai trouvé un petit bébé bonux en plastique. Là j’ai compris : les angoisses venaient de notre avortement. Parfois, je m’étonnais de ne pas avoir de sentiments forts pour mes enfants, mon mari, comme si je devenais de plus en plus insensible. Je ne pouvais pas parler de notre passé, de nos débuts, de notre histoire. Je refusais d’aller dans ces souvenirs-là.

Notre fille ainée à son tour a commencé à avoir des crises d’angoisses terribles, vers 8 ans, des angoisses de séparation qui la rendaient physiquement malade. La psychologue scolaire après avoir parlé à chacune de nous séparément, m’a demandé d’avouer à notre fille notre avortement là, sur place. La psy m’affirmait que notre fille savait inconsciemment qu’il s’était passé quelque chose avant sa naissance.

Ma guérison s’est faite petit à petit, tout au long de ces 39 années… et je pense qu’elle continuera jusqu'à ma mort! La confession a été une première étape. Puis J’ai fait une expérience forte de l’amour de Dieu en 1982 et j’ai renoué avec la foi. Mon mari a suivi 2 ans plus tard. Nous avons rencontré une association qui nous a aidés à donner un nom à notre enfant, à en parler. Plusieurs années plus tard, nous avons participé à une retraite de la Vigne de Rachel. Il n’y pas eu de grande guérison éclatante, mais plusieurs petites guérisons, comme un pas après l’autre.

Ce n’est que 34 ans après notre avortement, que la boite au fond de mon coeur a pu se fissurer. Lors d’un voyage de mon mari auprès de son frère malade,  j’ai eu comme une « révélation » de son état de souffrance au moment de notre rencontre en 1974. Il venait de perdre sa mère d’un cancer. Sa petite amie avait avorté leur bébé sans lui demander son avis et elle venait de le quitter pour se marier sans rien lui dire... Mon coeur s’est rouvert. Après son retour, à Noel 2009,  j’ai enfin pu pleurer pour mon bébé …J’ai pu à nouveau ressentir l’amour fou de nos débuts pour mon mari, mes enfants, pleurer, apprendre à me donner. Cela m’a pris du temps, mais maintenant j’aime notre histoire, notre passé, malgré tout ce qui est arrivé et je sais que je suis pardonnée, guérie, aimée. La cicatrice est toujours sensible, mais je peux la regarder en face avec mon mari.

J’ai décidé de rompre le silence parce que tout ce qu’on raconte sur l’avortement est mensonge: non ça n’aide pas les femmes, non, ce n’est jamais un solution, oui, c’est terrible ! Ca détruit un enfant et ses parents avec, en profondeur, et pour longtemps.

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