Je ne sais pas où donner de la tête.

  Homme 3
France,  France
 
  Je vient de subir une ivg et je suis perdu. En gros, on est ensemble depuis un an et demi, j'ai 37 ans et elle a le meme age. Quand on s'est rencontres, j'ai dis que je voulais des enfants  meme avant qu'on ne s'embrasse pour la premiere fois. Ell en voulait aussi. Elle prenait la pilule et est tombe enceinte il y a dix semaines. Elle pleurait presque quand le test s'est revele positif. Moi je ne savais comment reagir puis je me suis dis, allez... je suis pret. Je lui ai explique que moi je le garderais mais qu'ultimement, c'etait son choix a elle. Elle a attendue 8 semaines, toujours en evitant le sujet jusqu'a ce que je la force a m'en parler. Elle m'a alors avouee qu'elle ne desirait plus etre maman, qu'elle ne voulait pas changer des couches, qu'elle avait honte et tout le tralala des hormones et qu'elle avait deja pris rendez-vous pour l'ivg 3 jours plus tard. Je lui ai donc dis qu'il y avait pas de probleme si elle n'etait pas prete, que je la supporterais dans sa decision. Mais après coup... En fait, l'ivg a eu lieu il y a quelques jours et je suis si triste. Le couple semble dans ma tete etre termine car je ne vois plus de raisons de continuer. C'est un sentiment de passage? Je crois pas. J'ai beaucoup lu sur vos forums mais jamais il n'y a l'opinion de l'homme. Elle nie qu'il y a un deuil a faire alors que moi, j'ai beaucoup de difficulte a le faire, j'y pense a tous les jours et des que j'essai d'en parler, elle evite le sujet ou me fait la gueule. Ouf...  Que faire? Partir ou essayer de reparer? Pour rajouter du piquant à la situation, le déni est maintenant terminé et ça semble passer vers la phase dépression/regret. Je ne sais pas où donner de la tête. J'ai vraiment l'impression que j'aurai du mal à pardonner. En ce qui concerne un éventuel pardon, on voit du même il toi et moi: de l'amour, beaucoup d'amour. C'est ce que je lui avais dit avant de te lire quand elle m'a dit que plus jamais elle oserait me regarder dans les yeux après m'avoir fait ce qu'elle venait de faire. Il faut savoir ici que je crois avoir été quand même "à la hauteur" dans la situation. Je n'ai jamais mis de blâme ou levé le ton, la seule chose que j'ai dite étant une réponse à sa question; est-ce que tu es decu? Oui je le suis mais je te supporterai dans ta décision. J'ai quand même peur de la laisser dans la détresse pour un double deuil. Alors maintenant, la balle est dans mon camp et va savoir vers où je la lancerai. Le temps le dira. 
   
   
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